mercredi, 24 décembre 2008
Vous ne connaissez pas la meilleure ?
Ecrasons l'infime, l'infâme et l'infirme
A bord d'un pick-up blindé,
Brodé de soie en béton armé.
Je concorde vers le lieu-dit plus vite que le supersonique
En cramant au passage assez de super
Pour tout niquer dans la biosphère,
Qui, austère, crache des nappes de kérozène enflammé en Irak
La faute aux boys se la jouant Kojak
S'permettant de belles photos avec Kodak.
D'accord pour les représailles
Attentat à la godasse contre les grognasses...
Qui espéraient trouver des armes de destruction de masse
En lieu et place
Des Oeufs de Pâques dans le jardin de Saddam.
Tadam !
Bouffe maintenant la merde que t'as semé !
Pendant que moi, j'organise un génocide général
Aussi facilement qu'un tournée
Prêtres, rabbins, pasteurs, imams,
Ils vont tous y passer.
Leur Dieu est amour, à ce qu'il parait.
C'est clair que tu aimes mieux quand l'Impie est explosé
Quand l'Empire est fanatisé
Ou quand un gamin hypnotisé se met à essayer de t'imiter.
Le monde est un hippodrome
Où on achève les chevaux malades
Liposuces les plus gros drones
Et où on réinjecte l'excédant comme exemple affable.
Alors avale, avale un peu
Tu verras comme la trique, c'est cruel
Comme l'Afrique se démène
Pour que chaque jour, un minimum syndical crève.
Et toi tu fais grêve...
Tu rêves d'une trêve où l'être
Est envoyé paître.
Alors qu'en fait Ni Dieu Ni Maître,
C'est juste un slogan sur ton sac-à-dos
Que tu ressors quand on te demande de faire le beau.
Que tu nous montre fièrement
En attendant de devenir grand.
Tu trouves ça cliché ?
Va t'faire enculer !
__________________________
Et j'dis merci à Martin pour son aide.
16:13 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 21 décembre 2008
Houdini
Tu te crois libre, gros ?
Parce que tu peux aller où tu veux ?
Croire en ce que tu veux ?
Et gerber les paroles que tu veux ?
C'est ça la liberté pour toi ?
Aliéné à ta condition,
Tu choisiras le plus souvent la facilité comme voie
La télé comme information.
Gobe, gobe, tu y es encore plus accroc qu'à du plomb.
Tu l'ingères pour ne pas l'avoir dans la cervelle,
Le digères pour ne plus avoir de séquelles,
Le transfère pour n'avoir aucun rappel.
Et tu te demandes de quoi je parle, gros ?
Tu te demandes pourquoi je m'excite ?
Pourquoi je t'implique dans cette supplique ?
Parce que les chaînes qui te lient à ton quotidien
Sont aussi invisibles qu'efficaces
Aussi nuisibles qu'elles ne laissent pas de traces.
Et toi tu gobes...
Car pour te libérer de ces chaînes,
Il te faudrait être ce putain d'Houdini.
00:24 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 13 août 2008
Retour...
Hop, je signe mon retour ici, qui risque néanmoins d'être sporadique (outch, mot compte triple celui-là). Je suis surpris et flatté du nombre de visites qu'il y a encore, donc merci (même si c'est juste pour choper une image, hein ?!) et voici un petit texte que je viens de finir.
Ouvres les yeux un instant
Et regardes le flot du vent s'éloigner de toi.
Ouvres les yeux un instant
Et ragardes le flot du temps s'échapper de moi.
Fermes les maintenant.
Et fermes la à jamais.
Comme si tu déléguais ta pensée
A une société ignorant que tu es vivant.
Comme si tu dégueulais des idées
Dans un ressassé qui ne dure qu'un temps.
Ouvres les yeux un instant
Et retiens ce relan...
Les gens brillent par leur constance
Dans l'interprétation d'eux-mêmes.
Toujours un temps d'ingérence
Quand des changements interviennent.
On peut lire de la méfiance
Dans les yeux de ces chiennes.
A priori et médisance
Illustrent leur paroles dilluviennes.
Les gens brillent par leur constance...
Et ces gens prient par ignorance...
Le problème c'est qu'aujourd'hui
On n'écoute plus qu'les gredins.
On aboie, on mordille,
Et on s'traite pire que des chiens.
Des gandhis se veulent sages, comme si
La sagesse n'était qu'un bien.
Tandis que suinte le mépris
Dans la gueule des anciens !
Le problème c'est qu'aujourd'hui...
Est toujours mieux que demain...
Aveuglé par l'futur proche,
On en a oublié le passé,
Qui dépassé, ricoche
Dans nos têtes de cancrelets.
Et lorsqu'on loupe le coche,
On en arrive encore à s'étonner.
Mais les conclusions, c'est moche
On a du mal à les tirer.
Les erreurs en poches...
On a pu qu'à les r'sortir à volonté...
Au journal de 20h
On espère chaque fois des macchabés,
C'est un véritable bonheur
Le malheur ainsi exposé.
On s'délecte en voyeur
Avec le cerveau en mode débranché.
La différence c'est vendeur,
A condition d'la stigmatiser.
La différence c'est vendeur...
Créons des communautés...
Ouvres les yeus un moment
Et observes ce que tu vois.
Fermes les maintenant
Et repense à tout ça.
Quelque chose cloche, c'est marrant,
Mais tu ne vois pas quoi.
Ouvres-la maintenant
Et regrette le peu d'écoute d'une seule voix.
Fermes les yeux et comprends...
Les Hommes ne changeront pas.
_________________________________________
ApeX Kid, Ouvres les yeux.
00:14 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 18 novembre 2007
Discours oral prononcé en 1854 par Seattle (v. 1786-1866), chef des tribus Duwamish et Suquamish, devant le gouverneur Isaac Stevens.
Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?
L'idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l'air et le miroitement de l'eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?
Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.
Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d'insecte sont sacrés dans le souvenir et l'expérience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l'homme rouge.
Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu'ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n'oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l'homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l'homme, tous appartiennent à la même famille.
Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu'il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu'il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc, votre offre d'acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.
Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n'est pas seulement de l'eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous rappeler qu'elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l'eau claire des lacs parle d'événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous rappeler, et l'enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c'est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n'est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu'il l'a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l'oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu'un désert.
Il n'y a pas d'endroit paisible dans les villes de l'homme blanc. Pas d'endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d'un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d'un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L'Indien préfère le son doux du vent s'élançant au-dessus de la face d'un étang, et l'odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.
L'air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.
La bête, l'arbre, l'homme. Ils partagent tous le même souffle.
L'homme blanc ne semble pas remarquer l'air qu'il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l'air nous est précieux, que l'air partage son esprit avec tout ce qu'il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l'homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d'acheter notre terre. Mais si nous décidons de l'accepter, j'y mettrai une condition : l'homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.
Je suis un sauvage et je ne connais pas d'autre façon de vivre.
J'ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l'homme blanc qui les avait abattus d'un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.
Qu'est-ce que l'homme sans les bêtes ?. Si toutes les bêtes disparaissaient, l'homme mourrait d'une grande solitude de l'esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l'homme. Toutes choses se tiennent.
Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu'ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu'ils respectent la terre, dites à vos enfants qu'elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous savons au moins ceci : la terre n'appartient pas à l'homme ; l'homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.
Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.
Ce n'est pas l'homme qui a tissé la trame de la vie : il en est seulement un fil. Tout ce qu'il fait à la trame, il le fait à lui-même.
Même l'homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l'homme blanc découvrira peut-être un jour, c'est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l'homme, et sa pitié est égale pour l'homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c'est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.
Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu'à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l'homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d'hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.
Où est le hallier ? Disparu. Où est l'aigle ? Disparu.
La fin de la vie, le début de la survivance.
Chef Seattle, 1854
23:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 07 novembre 2007
Disco Show
Métamorphose,
Passage en mode chrysalide.
Plongée dans le lactose
D'une pensée hybride.
Terriiiible.
Mise en scène type loup-garou
Ca fout les frouuuusses!
Tousse.
Respire pour mieux te plonger
Dans la poursuite haletante
Entre la chkoumoune et des loukoums.
Badaboum.
Plombes tes ailes
our un contrôle total et psychédélique
Bordélique enchantement alléchant.
Allégoriques mots compliqués
Pour n'exprimer que du prémastiqué.
Mais où est Vincenzo?
Tiens, c'est vrai ça, où est Vincenzo?
Il se fait pomper par une blonde platinée.
Gratinée. Raffinée.
Si raffinée, quand même.
Et le tout dans une disco-mobile kittée,
Quitte à passer pour un pongiste.
Deuxième coupure.
Des lapins en pâte à modeler partouzent partout
En particulier si t'as douze ans révolus.
Comme par hasard...
Musique bidon,
Sortez les violons,
Jouez pas aux cons.
Où j'vous menace d'un sandwich beurre-jambon
Pleurs abscons.
Pauvres Garçon.
20:49 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 08 octobre 2007
D'un mec que je vais vite considérer comme un Messie!
Dans la rue, un type sur son vélo crie :
Baisez-vous les uns les autres, Niquez vous, c'est ça la vraie intéractivité!
Amen!
16:15 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 06 octobre 2007
IAM - Demain c'est loin/
L'encre coule, le sang se répand
Absorbe l'émotion, sac d'image dans ma mémoire
Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que je vois
Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive
Des mecs qui pour 20.000 de shit se déchirent
Je parle du quotidien, écoute bien mes phrases font pas rire
Rire, sourire, certains l'ont perdu je pense à Momo
Qui m'a dit à plus jamais, je ne l'ai revu
Tenter le diable pour sortir de la galère, t'as gagné frère
Mais c'est toujours la misère pour ce qui pousse derrière
Pousse pousser au milieu d'un champs de béton
Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds
La pauvreté, ça fait gamberger en deux temps trois mouvements
On coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend
A tour de bras, on fait rentrer l'argent du crack
Ouais, c'est ça la vie, et parle pas de rmi ici ici ici
Ici, le rêve des jeunes c'est la Golf gti, survet' Tachini
Tomber les femmes à l'aise comme many
Sur Scarface, je suis comme tout le monde je délire bien
Dieu merci, j'ai grandis, je suis plus malin, lui il crève à la fin
La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains
Et on tient jusqu'à demain, après on verra bien
On marche dans l'ombre du malin du soir au matin
Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin
Chemin, chemin, y'en a pas deux pour être un dieu
Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, l'envieux en veut
Une route pour y entrer deux pour s'en sortir, 3/4 cuir
Réussir, s'évanouir, devenir un souvenir
Souvenir être si jeune, avoir plein le répertoire
Des gars rayés de la carte qu'on efface comme un tableau tchpaou!
c'est le noir
Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des mirroirs
Vont dans le même sens, veulent s'en mettre plein les tirroirs
Tirroir, on y passe notre vie, on y finit avant de connaître l'enfer
Sur terre, on construit son paradis
Fiction, désillusion trop forte, sors le chichon
La réalité tape trop dure, besoin d'évasion
Evasion, évasion, effort d'imagination, ici tout est gris
Les murs, les esprits, les rats la nuit
On veut s'échapper de la prison, une aiguille passe, on passe à l'action
Fausse diversion, un jour tu pètes les plombs
Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle
D'autres se les envoient pour une poignée de biftons, guerre fraternelle
Les armes poussent comme la mauvaise herbe
L'image du gangster se propage comme la gangrène sème ses graines
Graines, graines, graine de délinquant qu'espérez-vous? Tous jeunes
On leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs
Au franc tireur discret au groupe organisé, la racine devient champs
Trop grand, impossible a arrêté
Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie
On prend trois mois, le bruit court, la réputation grandit
Les barreaux font plus peur, c'est la routine, vulgaire épine
Fine esquisse à l'encre de Chine, figurine qui parfois s'anime
S'anime, anime animé d'une furieuse envie de monnaie
Le noir tombe, qu'importe le temps qu'il fait, on jette les dés, faut flamber
Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers en plus
Ca aidera, personne demandera d'où ils sont tombés
Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin
De toute façon dans les deux cas, on s'en sort bien
Vivre comme un chien ou un prince, y'a pas photo
On fait un choix, fait griller le gigot, brillent les joyaux
Joyaux, un rêve, plein les poches mais la cible est loin, la flèche
Ricoche, le diable rajoute une encoche trop moche les mecs cochent
Leur propre case, décoche pour du cash, j'entends les cloches,
les coups de pioche
Creuser un trou, c'est trop fastoche
Fastoche, facile le blouson du bourgeois docile des mêmes la hantise
Et porcelaine dans le pare-brise
Tchac! le rasoir sur le sac à main, par ici les talbins
Ca c'est toute la journée, lendemain, après lendemain
Lendemain? C'est pas le problème, on vit au jour le jour
On n'a pas le temps ou on perd de l'argent, les autres le prennent
Demain, c'est loin, on n'est pas pressé, au fur et à mesure
On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur
Futur, le futur ne changera pas grand-chose, les générations prochaines
Seront pires que nous, leur vie sera plus morose
Notre avenir, c'est la minute d'après le but, anticiper
Prévenir avant de se faire clouer
Clouer, clouer sur un banc rien d'autre à faire, on boit de la bière
On siffle les gazières qui n'ont pas de frère
Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches
On est là, jamais on s'en sortira, Satan nous tient avec sa fourche
Fourche, enfourcher les risques seconde après seconde
Chaque occasion est une pierre de plus ajoutée à nos frondes
Contre leurs lasers, certains désespèrent, beaucoup touchent terre
Les obstinés refusent le combat suicidaire
Cidaire, sidérés, les dieux regardent, l'humain se diriger vers le mauvais
Côté de l'éternité d'un pas décidé
Préfèreront rôder en bas en haut, on va s'emmerder
Y'a qu'ici que les anges vendent la fumée
Fumée, encore une bouffée, le voile est tombé
La tête sur l'oreiller, la merde un instant estompée
Par la fenêtre, un cri fait son entrée, un homme se fait braquer
Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menotté
Menotté, pieds et poings liés par la fatalité
Prisonnier du donjon, le destin est le geôlier
Le teurf l'arène on a grandi avec les jeux
Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut
Dans les constructions élevées
Incompréhension, bandes de gosses soi-disant mal élevés
Frictions, excitation, patrouilles de civils
Trouille inutile, légendes et mythes débiles
Haschich au kilo, poètes armés de stylo
Réserves de créativité, hangars, silos
Ca file au bloc 20, pack de Heineken dans les mains
Oublier en tirant sur un gros joint
Princesses d'Afrique, fille mère, plastique
Plein de colle, raclo à la masse lunatique
Economie parallèle, équipe dure comme un roc
Petits Don qui contrôlent grave leurs spots
On pète la Veuve Cliquot, parqués comme à Mexico
Horizons cimentés, pickpockets, toxicos
Personnes honnêtes ignorées, superflics, Zorros
Politiciens et journalistes en visite au zoo
Musulmans respectueux, pères de famille humbles
Baffles qui blastent la musique de la jungle
Entrées dévastées, carcasses de tires éclatées
Nuée de gosses qui viennent gratter
Lumières oranges qui s'allument, cheminées qui fument
Parties de foot improvisées sur le bitume
Golf, VR6, pneus qui crissent
Silence brisé par les sirènes de police
Polos Façonnable, survêtements minables
Mères aux traits de caractère admirables
Chichon bidon, histoires de prison
Stupides divisions, amas de tisons
Clichés d'Orient, cuisine au piment
Jolis noms d'arbres pour des bâtiments dans la forêt de ciment
Désert du midi, soleil écrasant
Vie la nuit, pendant le mois de Rhamadhan
Pas de distractions, se créer un peu d'action
Jeu de dés, de contrée, paris d'argent, méchante attraction
Rires ininterrompus, arrestations impromptues
Maires d'arrondissement corrompus
Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager
Autoradios en affaire, lot de chaînes arrachées
Bougre sans retour, psychopathe sans pitié
Meilleurs liens d'amitié qu'un type puisse trouver
Génies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues
Nouvelles blagues, terribles techniques de drague
Individualités qui craquent parce que stressées
Personne ne bouge, personne ne sera blessé
Vapeur d'éther, d'eau écarlate, d'alcool
Fourgon de la Brink's maté comme le pactole
C'est pas drôle, le chien mord enfermé dans la cage
Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxième étage
Dealer du hashich, c'est sage si tu veux sortir la femme
Si tu plonges, la ferme, pas drame
Mais l'école est pas loin, les ennuis non plus
Ca commence par des tapes au cul, ça finit par des gardes à vues
Regarde la rue, ce qui change? Y'a que les saisons
Tu baves du béton, crache du béton, chie du béton
Te bas pour du laiton, est-ce que ça rapporte
Regrette pas les biftons quand la bac frappe à la porte
Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles
C'est pas Manille ok, mais les cigarettes se torpillent
Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent
Oeil pour oeil, bouche pour dent, c'est stressant
Très tôt, c'est déjà la famille dehors, la bande à Kader
Va niquer ta mère, la merde au cul, ils parlent déjà de travers
Pas facile de parler d'amour, travail à l'usine
Les belles gazelles se brisent l'échine dans les cuisines
Les élus ressassent rénovation ça rassure
Mais c'est toujours la même merde, derrière la dernière couche
De peinture, feu les rêves gisent enterrés dans la cour
A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur
Mater les photos, majeur aujourd'hui, poto
Pas mal d'amis se sont déjà tués en moto
Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c'est un loto
Pour ce, je dédie mes textes en qualité d'ex-voto, mec
Ici t'es jugé à la réputation forte
Manque-toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte
C'est le tarif minimum et gaffe
Ceux qui pèsent transforment le secteur en oppidum
Gelé, l'ambiance s'électrise, y'a plein de places assises
Béton figé fait office de froide banquise
Les gosses veulent sortir, les "non" tombent comme des massues
Les artistes de mon cul, pompent les subventions dsu
Tant d'énergie perdue pour des préjugés indus
Les décideurs financiers plein de merde dans la vue
En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent
Les pierres partent, les caisses volées dérapent
C'est le bordel au lycée, dans les couloirs on ouvre les extincteurs
Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs
Le dos a un oeil car les eaux sont truffées d'éceuils
Receuille le blé, on joue aux dés dans un sombre cerceuil
C'est trop, les potos chient sur le profil Roméo
Un tchoc de popo, faire les fils et un bon rodéo
La vie est dure, si on veut du rêve
Ils mettent du pneu dans le shit et te vendent ça Ramsellef
Tu me diras "ça va, c'est pas trop"
Mais pour du tcherno, un hamidou quand on a rien, c'est chaud
Je sais de quoi je parle, moi, le bâtard
J'ai dû fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar
Le spot bout ce soir qui est le King
D'entrée, les murs sont réservés comme des places de parking
Mais qui peut comprendre la mène pleine
Qu'un type à bout frappe sec poussé par la haine
Et qu'on ne naît pas programmé pour faire un foin
Je pense pas à demain, parce que demain c'est loin
19:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 29 août 2007
Everyday de Cinematic Orchestra.
L'orchestre cinématique. J'en ai longtemps entendu parler, mais, jusqu'à peu avant la sortie de leur nouvel album (Ma Fleur), je n'avais jamais franchi le pas de leur univers musical! Je parle d'univers, bien qu'ici, le terme, et c'est assez paradoxal, peut paraître restrictif. Et puis, je me suis dit, si tant de gens en disent du bien, pourquoi ne pas tenter l'expérience?
Bien m'en a pris.
Je vais ici vous parler d'un album que j'estime grandiose. Magnifique. Subtil. Puissant. Superbe. Nuancé.
Bref, le genre d'album qu'on aimerait écouter plus souvent.
Que ce soit clair, toute la discographie de Cinematic Orchestra est indispensable, tant l'émotion véhiculée par chacun des morceau apporte quelque chose de différent suivant l'auditeur, mais aussi suivant son état d'esprit.
Un néo-jazz racé, teinté de multitudes d'instruments, du clavier, à la harpe, de la contrebasse, au sampler.
Alors pourquoi chroniquer cet album au lieu d'un autre du même collectif?
Car c'est un morceau qui m'a fait découvrir The Cinematic Orchestra.
Et quel morceau!
Dessinons donc le décor.
Un après-midi de mars, le printemps balbutie encore, la lumière du soleil est faible.
Un cours d'anglais.
Où l'on peut utiliser une base de donnée pour faire ce que l'on désire.
Moi, face à la fenêtre, dans un état plus propice à la rêverie enfumée qu'à une attitude studieuse.
Et LastFM.
Oui, tout de suite, ça casse un peu du charme. Mais si je ne remercierais jamais assez ce site pour cette découverte.
Vous tapez un nom d'artiste, ça vous sort tous les artistes similaires dans une playlist à écouter, découvrir.
J'avais tapé Wax Tailor.
Et quelle claque les enfants lorsqu'un morceau sorti de nul part vient caresser mes tympans.
Tout commence par des cuivres. L'introduction prend son temps, mais comme toutes les bonnes choses, il faut du temps. Ca m'intrigue de plus en plus. On joue aux questions/réponses. Plusieurs couches de cuivres. Et commence cet batterie, enbellie derrière par un xylophone je pense. Ces deux rythmiques vont rajouter une profondeur inouïe comme si avant, on chutait et qu'à l'arrivée de la rythmique, nous plongions dans un milieu acqueux, mais agréables. A 3 minutes 20, une voix qui m'est familière. Roots Manuva. Et le MC Anglais nous livre un texte tout simplement magnifique!
Exemple.
I'm a shackled child
singing the good song of Freedom
They've got no pride
they interrupt our grieving
Tear drop dropping
for the pain of the world
My best friend dies
when she was just a young girl
Left me here, to fend for myself.
Je suis terrassé, subjugué. Déjà que mon état ne se prédisposait pas au travail. Je vais rester coi, sans bouger, à fixer la lumière extérieure pendant 11 minutes 03. Puis, je me repasse le morceau.
J'étais conquis.
All Things to All Men, puisque c'est le titre du morceau en question était une perle, mais j'étais encore loin de me douter de ce que j'allais découvrir.
En effet, l'album acheté, je découvris d'autres perles. 6 autres pour être précis.
Oui, car l'album a 7 titres, pour une durée d'une heure, 7 pépites musicales sur 7 morceaux, le rendement est plus qu'honnêtes, vous m'en conviendrez.
Que ce soit les deux morceaux avec Fontella Bass, voix surpuissante entre le blues, le gospel et la soul, lâchant un Evolution, moins fort que le Revolution d'Archie Shepp mais s'inscrivant dans la même veine, la même origine puissante et si subtile ou encore le All That You Give, ouvrant l'album sur ses notes aérées d'harpes contrebalancées par la contrebasse.
Que ce soit Flite, The Man with the Movie Camera ou encore Burn Out, où l'ambiance vous transporte à des milliers de lieux, métamorphosés sous les coups de batterie de Luke Flowers, apportant un réel plus à l'ensemble.
Que ce soit finalement Everyday, morceau éponyme, qui vous laisse dans une atmosphère humide de pluie torrentielle, prête à tout engloutir, jusqu'à ce que les choeurs, en réponse à ce chant shamanique, viennent apporter ce rayon de soleil. La basse est énorme, la batterie tout autant, l'ambiance appaisante!
Je ne peux que vous souhaiter de découvrir The Cinematic Orchestra, car, il est certain que cette musique ne vous laissera pas de marbre.
Je recommande, j'aime, j'adore.
Tracklist :
1. All that you give (with Fontella Bass)
2. Burn Out
3. Flite
4. Evolution (with Fontella Bass)
5. Man With The Movie Camera
6. All Things To All Men (with Roots Manuva)
7. Everyday
13:08 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 28 août 2007
Cinematic Orchestra - All Things to All Men
Les paroles, quant à la traduction, elle arrive un peu plus tard!
And now it seems
as if we're used to the shegree
We made our beds
and now we hate where these beds be
Took nothing at all to part this Red Sea
I'm a shackled child
singing the good song of Freedom
They've got no pride
they interrupt our grieving
Tear drop dropping
for the pain of the world
My best friend dies
when she was just a young girl
Left me here, to fend for myself
Now the pain never leaves
We just learn to cope
so when the devil needs haning
will you tie up the rope and shout PULL!
Let's put an end to this bull
zen thing
How many years
before we pratice what we preach
How many years
before we truly clinch the peak
Only to find that
there is no honey on the moon
Official goon
with the unofficial croon
I'm All Things to All Men
All of the Women
All the Children
Just say when
and I'll take you to my Tardis
Who's the Hardest
Who's the Hardest (4x)
16 bar cycles
heart felt recital
from the wacky blacky man
they should have called me Michael
Look at the monster you make
look at the monster you pay
But you claim no responsibility
cause it's each to his self
in these times that we live
Does God have a sense of humour
then the joke's on us
Cause we're chasing our tails
for how long
The tussle makes us how strong
vintage poor people fun
If we could ease up
on these booze and fags
then, just maybey
life wouldn't be so mad
Be a man my dad said
but what the hell he know
he lost his dreams
he lost his flow
And I don't wanna be alone
I'm born King
so where's my throne
I'm too intense
I'm too deep
I'm too nice for life
So what makes this place so nervous?
I'm All Things to All Men
All of the Women
All the Children
Just say when
and I'll take you to my Tardis
Who's the Hardest
Who's the Hardest (4x)
Look at the monster you make
look at the monster you pay
But you claim no responsibility
but you claim not
We're searching for Jezus
but I'll be damned
if I'll be crucified by 10,000 spies
compulsive lies
They Hate Me
They Love Me
They Hate Me
Cause I'm All Things to All Men, All of the Women, All the Children
Just say when and I'll take you to my Tardis
Who's the Hardest, Who's the Hardest
23:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 10 août 2007
Herbaliser - Very Mercenary
Quand les cuivres rencontrent le hip-hop.
Lecteurs, Lectrices, Lectrices surtout, oeuf course, j'aurais pu mettre le titre de cette chronique au premier album des deux gaillards de Londres.
Oui, j'aurais pu.
J'aurais pu mettre le titre de cette chronique au second album de deux des nombreux fers de lance du label Ninja Tune.
Oui, j'aurais pu.
Pourquoi je ne l'ai pas fait?
Car pour moi, c'est Very Mercenary à montrer ce que le son Herbaliser est. Je m'explique.
Autant Remedies et Blow Your Headphones sont bons, là, n'est pas le sujet, mais il leur manque à chacun, j'ose ou pas? Allez, il leur manque un côté maturité! (Il l'a fait, ooooh!)
Avant que vous criiez au scandale, je m'explique. Remedies possède d'excellentes instrus, certes, mais il manque clairement les voix par-dessus et aussi, je pourrais mettre un petit bémol sur la basse que je trouve un poil trop omniprésente.
Blow Your Headphones, par contre, on peut noter les voix qui s'immisce, mais la mixture n'est pas des plus homogènes...
Tandis que Very Mercenary...
Point de vue instrumental, l'album a placé la barre haute (barre qui par la suite n'a cessé de s'élever, mais disons que mon coup de coeur dans leur discographie, c'est cet album, alors... ben voilà!).
Du hip-hop, comme je l'aime donc!
Ensuite, un bon instru ne fait pas toujours tout, il faut que les featurings tiennent la route. Et là, les collaborations font saliver! What What, Bahamadia, Roots Manuva, Blade, Dream Warriors. Ca va, ils ont su s'entourer, ça il n'y a pas à dire.
Les When I Shine, Mind In The Frame, Road Of Many Signs, Starlight... sont autant de bonheur pour les oreilles.
Et puis, si j'aime tout particulièrement Very Mercenary, il ne faut pas se voiler, c'est pour Let It Go.
Ce morceau, qui contraste quand même beaucoup avec le reste de l'album, de part son calme apparant, les cuivres qui se font silencieux, une instru plus calme, posée, ce morceau donc, donne une ampleur au disque l'élevant de bon disque à très très très bon disque!
Tout y est, de la basse ronde et langoureuse, à la guitare lançant ses notes dans un écho lointain, du flow de Jean Grae (aka What What), qui donne une grosse leçon à tous les rappeurs qui veulent ralentir leur flow et qui le perdent en coulis, mélasse insipide et difforme, au scratch des Beastie Boys.
Ce morceau est d'une sensualité terrible est les paroles... bonnes tout simplement.
A vous de juger :
"At thirteen I watched ghetto gold turn to green
and get crushed, through this undramatical street scene."
Bref, un très bon album, le véritable commencement du son Herbaliser, selon moi, à posséder pour tous les morceaux et notament Let It Go, donc! :D
11:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 07 août 2007
Saul Williams - Saul Williams.
Lecteurs, Lectrices, la formule est de mise, lectrices, surtout, aujourd'hui, et ça faisait quelques temps que ça me démangeait, je vais vous commenter un combat de boxe. Oui, ce sport, noble, superbe, viril méritait une de mes chroniques (Egotrip, quand tu nous tiens...).
Mais attention, je n'ai pas choisi n'importe quel combat. Non, du tout, car le combat que j'ai choisi est tout simplement un des plus beaux jamais livré! Au programme, un outsider, Saul Williams, son premier combat s'est soldé par un KO infligé à l'auditeur au bout de 11 rounds de folies (Amethyst Rock Star).
Beaucoup ont parié sur ce poulain donc, d'autant qu'on connait ses uppercuts lyricaux tout simplement monstrueux.
Ce nouvel affrontement a lieu contre un adversaire un poil indéfini, néanmoins grand favori. Certains y verront la politique américaine, d'autres les préjugés, d'autres encore les carcans imposés entre rap, rock et électro. Bref, l'adversaire du jour est costaud, très costaud, mais c'est sans compter sur la puissance de frappe dont s'est muni Saul Williams!
Parce que niveau coachs, préparateurs et soutiens, il n'a pas tapé dans la seconde division. Zach de la Rocha (RATM), Serj Tankian (SOAD)... On a connu pire! Durant le combat live qu'il livre, n'oublions pas CX Kidtronic dont on a pu moult fois apprécié les frappes dévastatrices avec Antipop-Consortium.
Ce combat durera douze rounds. Oui, l'adversaire fut solide, mais le gagnant est Saul Williams par K.O. au dernier Round, pour dire! En effet, ce qui frappe et c'est le cas de le dire en premier dans cet affrontement, ce sont les basses qui sont autant de directs au foie, à la tête, aux côtes, précis et puissants. Certains rounds, je pense notament à Grippo, Telegram, Surrender ou encore Act III Scene 2, sont tout simplement l'exemple même des parfaits directs que tout boxeur se doit d'imiter! A montrer dans toutes les écoles!
Mais Saul Williams n'a pas travailler que son direct (qui, c'est vrai, pêchait un peu dans son premier combat), non, Mr Williams a aussi travaillé ses uppercuts lyricaux, et autant le premier affrontement du bonhomme était une illustration somptueuse du geste qu'est l'uppercut, autant le second est encore plus fantasmagorique. Chaque phrase est décrochée au cerveau de l'auditeur/spectateur, pour que ce dernier réfléchisse de lui-même.
Exemple : A ces "how much must you age before you're ageless? " d'Amethyst Rockstar raisonne les "This ain't hip hop no more, son, it's bigger than that. This ain't ghetto no more, black, it's bigger than black." L'uppercut est précis, ravageur. Il sonne l'adversaire.
Et ces assaults lyricaux, ils se produiront tout au long du combat!
Ce qui choque c'est justement, le travail qu'il a effectué sur ses directs. Ca vous remue les tripes, ça vous laisse coi, pantois, à l'effroi. Bien entendu, il faut vivre le combat, être au plus proche, ouvrir vos oreilles (quitte à mettre le son fort!).
Bien sûr il vous faut lire les résumés des différents rounds, pour comprendre chaque assault lyrical!
Bien évidement, il faut aimer le style de Mr Williams, mais ça passe très facilement aussi.
En live, on atteint un niveau quasi shamanique, avec un Saul Williams distillant ces coups, se mouvant sur le ring/scène tel un shaman en transe, interpellant, scandant, virevoltant. Il est le roi du ring, et le public lui est acquis! Chaque mot trouve un écho dans le crâne du spectateur, chaque lumière est amplifiée par cette voix, jusqu'à vous mettre vous-même en transe! Si l'esprit pouvait se détacher du corps, ce serait ainsi qu'il faudrait procéder! La basse vous remuant les tripes, la voix vous remuant la tête!
Conclusion : Alors, quand Amethyst Rockstar était un joli joyau brut pas encore tout a fait taillé, Saul Williams, est acéré, solide comme un diamant, envoûtant comme un reflet dans une pierre précieuse. Du grand, du très grand, à posséder! A écouter! A lire!
Résumé des différents rounds :
1. Talk to strangers :
Intro piano, envolée bien haute annonçant la couleur.
La voix arrive, profonde, sans peur.
Quand la diva décolle vers les aigus,
Toi, tu restes sur le cul!
Apprécie,
Le voyage ne fait que commencer!
2. Grippo :
Les directs sont au deuxième round, ce qu'ils seront aux restes de l'album,
Des coups, qui cognent, cognent, cognent
Et toi, t'essaies de reprendre de l'air mais t'es sonné!
Et personne n'écoute personne, scande cet homme.
3. Telegram :
Sur une instru résolument rock,
"Ce n'est pas du hip-hop, fils, c'est bien plus que ça."
Stop.
4. Act III Scene 2 :
Quand la machine se prend la rage de Zach,
Couplé à celle de Saul, il n'y a pas d'entracte.
Le pacte est signé,
L'acte, celui d'un résigné!
5. List of demands (Reparation) :
Danse, Shaman, danse,
Le rythme est celui de ta transe.
On peut être victime des peurs d'autrui.
Mais dansons en oubliant la vie.
6. African Student Movement :
Très haché,
En live, il explose de toute sa beauté.
La basse répondant au shirley.
La voix grave à l'aiguë.
7. Black Stacey :
Un des plus beaux rounds du match.
L'enfance ressort, le talent est au rendez-vous.
Le piano désaccordé,
Laisse planer souvenirs et cris retardés.
8. PG :
"J'ai les battements de coeur produits par Dieu, et, garçon, il tonne fort!."
9. Surrender (A second to think) :
Cris bestiaux,
Voix polymorphe,
Mélange de complainte et de déclamation
Le résultat est proche de l'explosion.
10. Control Freak :
Ici, ça cogne fort,
De quoi réveiller un mort,
Dans tout les cas, on ne peut pas...
...Contrôler sa destiné.
11. Seaweed :
Le titre pourrait signifier une nouvelle drogue,
Ce n'est pourtant rien d'analogue,
Juste une Volvo 86,
Aux roues en forme de prêtre tibétain et au réservoir plein de rêves.
12. A notice to eviction :
La pression retombe,
C'est l'effet de toutes les bombes
L'explosion à la première seconde,
Un monde plombé la seconde d'après.
19:41 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nécessaire de survie apoétisé par Allendo.
Nécessaire de survie
Et le Siècle fut inventé ...
Lecteurs, lectrices, mon ami provenant du Guyane,
Rétorquez ce qu'il veut, le Rhum Brun !
Sages, je vous en livre 4 !
Il faudra laisser macérer !
Les noms vont sûrement changer pour l'appellation, ils sont tous d'origines controlés.
On écrase la moitié des fraises, l'autre moitié, on la coupe en petit bout, on écrase quelques grappe et on mélange le tout.
Laissez macérer !
BzzzBzzzz
Faire bouillir le Mosexuel !
Faites bouillir une gousse chaude !
Faites bouillir le Monsieur Propre !
Bon appétit !
12:33 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 01 août 2007
Tournes Azimuth (réarrangé)
Rythmique endiablée sur fond de cacophonie déchainée.
Tournes Azimuh, tournes vers l'hybride d'un son prêt à exploser.
Tournes Azimuth, tournes jusqu'à ce qu'on le ne sache plus si l'égo est simplement démesuré ou finement déchiqueté tel un Dahlia Noir qui porte en lui l'espoir du désespoir humain.
Frémissons à l'entente d'une voix sortie de nul part, du choix ignorant le retard charognard que l'homme a dans l'histoire de matérialiser ses déboirs dans cette danse de cauchemards, dans cette danse de cauchemards, dans cette danse de cauchemards... Hallucinatoires.
Que danse la nature Humaine, qu'elle danse ou crève à l'immédiat ces êtres qui se déchainent, se libèrent, bien loin des carcans imposés, dans cadrans tracés, des calmants donnés.
Calme apparant dans ce cyclone ouragan, outrageant certainement bon nombre de gens, considérant que, non, l'élan de vie, de libération ne doit pas traverser le coeur de leurs enfants.
Calme apparant dans ce cyclone ouragan, outrageant certainement bon nombre de gens, considérant que, non, l'élan de vie, de libération ne doit pas traverser le coeur de leurs enfants.
Crêve manant, telles sont les paroles des croquantes et des croquants.
Mais loin d'être bien attentionnés, ils se languissent de te voir évoluer dans cette mélasse jusqu'à ce que ton audace faiblisse, s'effrite et s'enlise dans la crasse de la banquise citadine, vile franchise. Vile franchise.
Tournes Azimuth, tournes et supportes les portes qui se ferment devant l'ovation à la vie que tu apportes.
Tournes Azimuth, tournes, ne te soucies pas des qu'en dira-t'on, ils ne sont bons que pour l'escortes de cohortes formatées à l'exode des âmes fortes.
Et pendant que vous, parents, s'amusez du spectable macabre de vos enfants qui s'éventrent pour dévorer les restes,
La peste cérébrale et infeste s'immisce dans tous les cortex,
Blesse et délaisse presque chaque être piéger par le stress,
Imposé par les sectes de pensées imperceptibles, aseptisant presque tous les esprits,
Jusqu'à n'en obtenir plus qu'un vulgaire écrabouilli de pissenlit.
Tournes Azimuth, tournes, jusqu'à renier ta propre vie,
Ton propre monde.
Tournes Azimuth, tournes, que tes gestes soient des ondes envoyées par la fronde araisonnée qui surplombe cette ronde grenade, monde malade, qui tente veinement de te dompter!
Tournes, tournes, Azimuth, tournes, tel un shaman en transe danserait,
Affoles la mane d'ânes prêtes à être manipulées.
Tournes Azimuth, tournes, que ton âme valse et devienne flamme réchauffant le crâne des hommes, des femmes, crâmés par l'individualisme qui plâne à mille lieux de l'heureux abruti qui ne cerne que l'envie primaire imposé par une culture publicitaire!
Tu aimes le médiocre? Bouffes-en jusqu'à étouffer!
Tournes Azimuth, tournes, enseignes, apprends,
Réveilles ton subconscient.
Obéis au désobéissant.
Cultives l'enrichissement.
Tournes Azimuth, tournes,
De toute façon, c'est l'unique action fournie et permise
Tournes Azimuth tournes,
Que des nuages épais de matières grises éclaboussent les êtres qui se trémoussent sans secousse de leur cerébral subliminal.
Cette danse est tout sauf une errance!
Entendez là,
Ecoutez là.
Analysez là,
Comprenez là.
Enseignez là,
Appliquez là.
Nourrissez là,
Récoltez là.
Mangez là,
Vomissez là.
Imaginez là,
Rêvez là.
Créez là,
Vivez là
Et mourrez pour ça!
16:53 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 17 juillet 2007
Nécessaire de survie pour soirée cocktails
Le rhum est un alcool qui fut inventé au siècle ...
On s'en fout, lecteurs, lectrices, le rhum, c'est bon! Mon ami provenant du Guyane pourra rétorquer ce qu'il veut, que le Rhum Brun c'est du Rhum de Blanc etc... les deux rhums sont bons!
Et aujourd'hui, vu que vous avez été sages, je vous livre 4 de mes recettes de cocktail à partir de rhum et de fruits/ingrédients en tous genres qu'il faudra laisse macérer...
Les noms vont sûrement changer pour l'appellation de ces cocktails, mais ils sont tous d'origines controlés par mes soins.
Rhum Fournaise : Ou le Rhum Oroïdes (Comprend celui qui peut)
Rhum Blanc
Sirop de Sucre de Canne
Une barquette de Fraise
Des grappes de groseilles
Des Framboises aussi si vous voulez.
On écrase la moitié des fraises, l'autre moitié, on la coupe en petit bout, on écrase quelques groseilles sur chaque grappe et on mélange le tout.
Laissez macérér!
Le Sirop des Iles : Ou Rhum BzzzBzzzz
Rhum Brun
De l'eau
Du sucre de canne
Du Miel
Faire bouillir l'eau avec le miel et du sucre de canne. Verser dans la bouteille de rhum avec le reste de Miel et laisser macérer.
Rhum Vanille Caramel (si vous avez un nom, j'suis preneur): Ou Rhum Mosexuel (merci Martin), ou For The Ladies
Rhum Brun
De l'eau
Du Sucre de canne
De Sucre Vanillé
2 gousses de vanilles
Des Carambars.
Arome Vanille
Faites bouillir l'eau avec les sucres et une gousse de vanille. Quand l'eau est encore chaude, faire fondre 3 Carambars dedans. Mélangez ensuite avec le rhum dans lequel on aura préalablement ajouté l'arôme de vanille, la seconde gousse de vanille et 2 carambars. Laissez macérer.
Lorsque vous servirez, rajouter un peu de gingembre en poudre pour aérer tout ça!
Le Monsieur Propre :
Rhum Blanc
Eau
Sucre de canne
1 citron vert
Des batons de canelles (5)
Faire bouillir l'eau avec le sucre de canne et 3 batons de canelle. Dans le rhu, ajouté le citron coupé en tout petit morceaux et les 2 autres batons de canelles. Une fois que le sirop de sucre est prêt, incorporez le dans le rhum et laissez macérer.
Bon appétit!
16:15 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 08 juillet 2007
Sorcière es-tu là?
Sous titre : J'ai oublié de me brosser les dents! Par ApeX et Isaac Allendo.
Quatre coups dans ta gueule, comme autant de matraques qui te sussurent leurs soupirs à l'oreille
Au cerveau, au corps, au coeur
Que la guillotine nous tranche de peur, odeur de sang seché par delà les pores.
La glaire s'émancipe, tranche dans le vif
Sert au majordome un destin festif.
Qu'on nous coupe les couilles,
Elles repousseront toutes seules
Qu'on nous coupe les couilles sur un tapis
Et le sort en sera jeté,
L'aveugle achevé,
La danseuse enchevêtrée,
Tandis que les deux autres seront tranchées
D'avoir trop su, trop vu, trop vécu.
Les lames calibrées commencent à s'émousser face aux tronches fatiguées, aux humeurs aiguisées
L'alarme a sonnée mais résonne sans que personne ne s'affole de ce cri aphone.
Le contentement, nouveau miroir, post-synchronisé d'une envergure douteuse,
Le secret est de tourner l'Iris bleu, pour que soudain surgisse la suspission qui n'était que prémonission de petite salope en manque de fion
Le métronome entonne une métaphore docile, si il sonne sans soucis c'est qu'il s'enlise sous le salut,
S'il tonne sans sourciller, c'est qu'il méprise votre salut!
Vente dans le placard, secret des sicophantes
Les mages courent à l'étage,
A portée du précieux carnage,
Les obus tombent comme des flammes mortes
De l'imagination du porteur de ciment.
Gagne ta cloche tordue, le son en est voluptueux
L'environnement souffre d'une pastille d'alcool qui congestionne son cul.
C'est le grand retour sacré à l'anus,
De la corde raide du phallus,
Plonges-y, plonges-y, plonges-y,
Dans ta merde au lait crue
Et ressors mortifié par tes fantasmes!
Pendant ce temps, je sirote en attendant que ça viennent,
Que le liquide coule le long de mes membres,
Et tremble, tremble, tremble
Jusqu'à méprendre le bien du mal,
Le propre du sale
Le chuchotement du râle.
Monsieur propre est un pédophile, ça se voit à son crâne.
Il reluque les enfants en se cirant le manche à balai.
Il batifole en territoire vierge, le regard menaçant
Présomption d'innocence...
Mon cul, ouais
Assouvissement de ses errances!
Déguste l'infime,
Le cortège le survend, pris aux enchères,
Village des damnés, la porte à côté, Carpenter en tirera un bon sujet!
Mange tant qu'il y en a dans l'assiette, les petits-vieux te la piqueront à la messe.
Déguste l'infirme,
Le cortex et diverses glandes, achetés au marché noir chinois,
Hollywood en fera un film grand public
Ronge, tant qu'il y a de la chair sur les os, les petits dieux te la piqueront avec allégresse!
Programme.
Mesure.
Emplois du temps.
Organiser, régénérer tous leurs foutus serments,
J'encule allégrement les bonnes soeurs et leurs voeux de chasteté au nom du premier maquereau de la planète,
Jésus, qui mettait au turbin Marie Madeleine et sa mère.
La grandeur du pouvoir comme réflexion sur le bonheur,
On a vu mieux pour allanguir la masse pétro-labo-chialeur!
Appel aux femmes, par galanterie, on essaye de penser qu'elle sont moins connes mais le mirage d'une belle dame à baiser nous blasonne!
Mesdames, ce texte vous est dédié, à vous, ou pas après tout, ce sera déjà ça d'évité.
Car en fait, nous on s'en fout, on retourne se coucher.
Amen, pour la postérité!
Et merde à ceux qui veulent nous oublier!
23:40 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sorcière, Cinéma, Ecrits
mercredi, 04 juillet 2007
Suspiria de Dario Argento
Lecteurs, Lectrices, ceci est un grand moment. Plus que le cycliste dopé dont on ne sait plus trop le nom qui a mis le pied sur Mars, ou Vénus, ou La Lune, je ne sais pas trop, plus que la découverte qui venait à conclure que le Soleil tourne autour du centre de l'Univers, oui, aujourd'hui, c'est le jour où je vais vous inciter à voir Suspiria!
Mais kézako, qu'est ce qu'il veut? Posez vous des questions, faites palpiter votre cortex, allez on commence!
Suspiria est un film de 1976, de Dario Argento sur une musique de Goblin (très important, mais j'y reviendrais par la suite), avec notament Jessica Harper et Joan Bennett, mais on s'en fout un peu.
Pourquoi? Disons que les acteurs/actrices sont bons, pas transcendantaux, mais ce n'est pas l'essentiel!
Le scénario? Une école de danse tenue par des sorcières! A chier, n'est-il pas?
Mais alors, si ce film n'a pas d'acteurs mirobollants, n'a pas un scénario qui tue tout, qu'est ce qu'il a?
Tout simplement la plus magistrale des mises en scènes que j'ai pu voir! Chaque scène, et je pèse mes mots encore, chaque scène est culte! Chaque élément est là où il devrait être, une telle maîtrise est ressentie sur chaque minute du film.
Et l'ambiance! Que dire de l'ambiance?! Tout d'abord, l'éclairage, c'est la première chose qui choque dans le film, toujours cet éclairage rougeoyant, sanguinolant et tellement oppressant. D'ailleurs je pourrais vous expliquer le dernier théorème comme quoi la lumière rouge distrait l'attention, mais ne nous égarons pas...
Des scènes comme celle du dortoir, toutes celles dans les chambres, c'est des pépites en boîtes! Et toujours cet éclairage rouge omniprésent!
Ensuite, la maîtrise de l'espace, on en parle pas assez souvent, mais Argento maîtrise son espace comme pas deux! La scène où l'aveugle débarque sur la place vide. Vous n'aurez jamais un tel sentiment de clostrophobie dans une place aussi grande, aussi aérée, aussi à l'opposée de ce que la définition de clostrophobie.
Pour finir, la bande-son, composée par Goblin, ce groupe transalpin de rock psychédélique et par Argento lui-même, elle est déjà un vrai moment de régal pur à écouter sans les images, mais images mises par dessus, ça prend vie, ça prend sens, ça s'ancre dans tous les pores poisseux qui referment la peur dans vos intestins, ça purule de malsainité. Bref, le son tout seul, il est bon, mais avec les images, il se révèle à lui-même de toute sa splendeur malsaine!
Soit, donc on prend tout ça, on le mix au shaker avec des glaçons et deux olives (Réalisateur Italien oblige), et on obtient un film magistral qui vous emmène jusqu'à la jouissance de la peur. Ce film tisse un filet de tension qui explose lors de la scène finale, virevoltante et finissant en decrescendo salvateur pour votre coeur qui approchait les 200bpm!
Une oeuvre magistrale, le plus grand film qu'il m'ait été donné de voir pour le moment, d'ailleurs je vais me plonger dans Inferno (second volet d'une trilogie entamée par Argento) et vous dirais si le bougre a pu faire mieux!
18:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 26 juin 2007
Paradoxe d'une société contemporaine
Aujourd'hui les tracts du FN se cachent dans une film plastique noir, comme les déclarations d'impôts. L'argent, comme les idées extrêmistes, c'est tabou, mais c'est vendeur!
18:00 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FN, Politique, Paradoxe
mercredi, 30 mai 2007
Public Enemy!
Interview de Chuck D.
Part 1
Part 2
Part 3
Ecoutez des paroles censées!
Et vu que je suis de très bonne humeur ce matin, je vous balance la rencontre entre deux légendes aussi!
09:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 26 mai 2007
Le Rocher des Singes
Ecrit avec JB!!
Petit Dictateur, père des peuples
Cette déclamation est pour toi
Petit Dictateur, tu causes la perte de ton peuple
Pendant que la communauté internationale reste coi.
Tu te sens pousser des ailes
Ta milice tue les opposants tout autour de toi
Mais sans aucun retour de manivelle
Tu te prendras encore longtemps pour le Dieu-roi.
J'ai l'espoir qu'un jour Washington
Ne soit plus à l'origine des bombes qui tonnent
L'espoir qu'un jour Téhéran
Ouvre les yeux sur l'intégrisme tyran
L'espoir qu'un jour Londres et Paris
Ne vendent plus leurs armes pour tes Tueries!
Car des machettes du pays des milles collines
Jusqu'au tout dernier de nos meilleurs missiles
Cette chaîne de la mort qui part de nos usines
Conduit tout juste au massacre de milliers de civils.
Alors je prie, crie à l'Humanité
En espérant que ma prière soit répétée
Que la Folie soit enfin dissipée
Et que les gamins du Liberia ne jouent plus à tuer.
Petit Dictateur, père des peuples
Où est donc passé ta conscience
Car partout dans l'monde, y'a des peuples
Qui vivent dans la peur et la méfiance.
Ca aurait pu être ta mère, ta femme, ta fille ou ta soeur
Violées par tes milices déshonorées pour tes vices, Dictateur.
Tuée une seconde fois par le Sida, comment peux tu ordonner ces horreurs?
Es-tu sourd que tu n'entends pas les Hommes qui pleurent?
J'ai l'espoir qu'un jour à Pékin
Les Droits de l'Homme résonnent sans fin.
L'espoir qu'un jour au Soudan
Les deux Nils ne soient plus couleurs sang.
L'espoir qu'un jour au Viêtnam
Les gamines ne vendent plus corps et âmes
L'espoir qu'en Afrique du Sud la route continue
Espoir de solidarité entre les peuples malgré l'opposition si longtemps maintenues.
Chaque jour, c'est plus dur de garder un fond d'espoir
Car je suis riche, très riche, trop riche pour encore pouvoir voir.
Trop riche pour ne pas oublier que l'ensemble de ma richesse
N'est que le fruit de ce que ma minorité arrache avec maladresse.
Trop riche pour ne pas oublier qu'être né à la bonne adresse
N'excuse pas les yeux fermés sur les peuples qui souffrent et qu'on agresse.
Petit Président, écoutes, écoutes les cris que pousse ton Occident
Même à tes portes résonne la misère que tu ignores tant.
Dorénavant, Petit Président, ne joues plus l'Innocent,
Car tu sais que mon rap restera toujours conscient.
Trop de mensonges, de faux songes projetés, éjectés
A la figure du Peuple pour qu'il ne puisse se révolter
Dégoutté, ils se sont mis à nous gaver d'informations,
Nous noyer dans un flux continu d'exclamations, de sensations
Sans fond, sans fon, mais pas sans forme
Car ce n'est que comme ça que l'on maitrise l'Homme.
Entassons la population dans des 40m²,
Sans que pour autant tu puisses connaître le mec d'à côté.
Le pouvoir l'a bien compris, la révolution ne se fait pas seul
Alors pour l'empêcher, qu'une solution, on nous isole.
Camisole si réelle mais tellement imaginaire
Ils rigolent bien là haut du fait qu'on les laisse faire.
Et chaque jour c'est un peu plus dur de garder une touche d'espoir
Car sans le savoir, j'me suis découvert riche, trop riche pour encore en avoir.
Je me suis vu petite minorité qui ne vit qu'avec ses maladresses
Uniquement occupé à multiplier sa propre richesse.
Sur le dos de la majorité des peuples du monde qui succombent
Alors poses-toi avec moi et écoutes ta conscience quelques secondes
Ecoutes la voix qui sonnent en toi et qui gronde
Cette sagesse interne trop longtemps brouillée, souillée par de mauvaises ondes.
Car au fond de toi, j'ai dans l'espoir que la conscience
Arrête d'errer dans les tréfonds du silence
J'ai dans l'espoir de voir s'illuminer les esprits
Que la lumière se fasse et irradie avec insolence autrui.
J'ai dans l'espoir qu'enfin se forme la solidarité
Hors-norme pour briser les chaines de l'Individualité,
Idéalisée,
Surconsommée jusqu'à exploser!
BANG! BANG! BANG!
Sache que si on ne réagit pas tres rapidement,
Si nous ne commenssons pas à vivre comme des frères,
N'oublie pas que notre seule et unique terre,
Le rocher des singes, restera une bombe a retardement.
21:17 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Archie Shepp
Quand un cri peut être plus punk qu'un "No Future", plus hip-hop qu'un "Fuck Tha Police", plus anarchiste qu'un "Ni Dieu Ni Maître". Quand un cri peut être beau et crade, simple et complexe, fragile et incassable, puissant et sensible, connu mais tellement nouveau...
Le nouveau Archie Shepp est sorti! Des collaborations avec Chuck D de Public Enemy, of course, et une version revisitée de Mama Rose, tout bonnement superbe!
Archie Shepp est grand, cette déclamation celle d'un géant!
15:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jazz, musique, Génie, Archie Shepp, punk, hip-hop
mardi, 22 mai 2007
Le Viagra, c'est bon pour l'emploi!
Oui, continuons donc dans la rubrique "Etude scientifique qui n'a de scientifique que les subventions qu'on lui alloue" pour cette fois atterrir dans le labo de nos amis de nos amis Argentins, qui apparement, ont aussi quelques problèmes quant à la fuite de leurs cerveaux! En effet, à Buenos Aires, se trouve la magnifique Université de Quilmes! Et dans cette merveilleuse université, on y fait des études, des tests, et toutes autres sortes d'élucubrations théoriciennes! La dernière en date est tout simplement superbe! Victime de la fuite des cerveaux, qui se sont notament réfugiés à Baltimore, USA, pour l'étude sur le cancer de la gorge, les chercheurs argentins ont fait avec les moyens du bord pour découvrir quelque chose de tout aussi sensationnel!
Le viagra empêche le décalage horaire! Source
C'est il pas magnifique? Et oui, des études ont été faites sur des hamsters (pas des souris, ni des rats, Brigitte Bardot aurait gueuler), mais des hamsters pour définir si oui ou non le viagra, en plus de remettre votre colonel au garde à vous, peut éviter que vous soyez déphasés par une nuit torride dans l'avion par le décalage horaire!
Et la réponse est Oui! Hallelujah! Le viagra empêche d'avoir la gueule à H-6 pendant que le corps se trouve à heure H dans un autre pays du monde! Tous les utilisateurs de viagra vont voir leur honneur sauver! En effet, lorsqu'une prétendante découvrira vos petites pillules bleues messieurs, il suffira de rétorquer:
" Il est tout à fait normal, très chère, pour un homme voyageant autant de moi, de vouloir ne pas souffrir des affres et des inconvénients de ma mobilité!" Et le tour est joué! (A noter au passage, que cette phrase vous est offert par mes soins et que si vous la réutilisez, vous devrez me verser un euro sur mon compte off-shore aux Caraïbes. Je n'ai pas de comptes off-shore aux Caraïbes? Et en Suisse? Non plus?! Bon, utilisez la gratos alors!).
Ayons quand même un instant une pensée émue pour ces hamsters qui ont du se taper une gaulle du tonerre dans leurs cages juste pour que l'homme lambda puisse prendre l'avion. Il parait même qu'il y en a un, Francky, il s'appellait, qui a explosé suite à une surdose de viagra prescrite. Francky, cet article t'es dédié!
Laissons quand même le mot de la fin à ses brillants théoriciens :
Mais ce traitement ne fonctionne qu'en cas de décalage horaire vers l'est, et pas dans l'autre sens, précise l'étude.
Amen! Que Dieu bénisse la science et toutes autres conneries du même type! (D'ailleurs il paraît, mais vous me connaissez maintenant, je ne colporte pas de rumeurs sans prendre des pincettes que le gouvernement aurait commandé plein de boite aux pillules bleues, pour le nouveau président, afin qu'il ne soit pas importunés lors de ces nombreux voyages en jet privé payés par Mr Bolloré.)
13:40 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Science, Viagra, Décalage Horaire, Francky
samedi, 19 mai 2007
Pipeurs, Pipeuses, vous êtes en danger!
L'article inspirant le mien est ici.
Mesdames, Messieurs, je m'adresse à vous! Je suis sûr que vous ne voulez point mourir. Sauf peut-être toi, au troisième rang, t'as l'air vraiment déprimé. Mais ne t'en fais pas, tu sais, dans la vie, y'en a qui ont de la chance et les autres... Tu fais parties des autres s'tout...Et pourtant. On va tous crever (Didier, si tu m'regardes). Certains plus que d'autres pourtant! Les alcooliques, les fumeurs... mais les fellationneurs et euses aussi.
Messieurs qui rêviez de ce petit plaisir lorsque vous rentriez de boulot, si vous aimez votre femme, dites lui d'arrêter immédiatement. Je sais que vous êtes en train de vous abandonner à ce petit plaisir alors que votre donzelle se trouve sous le bureau, alors même que vous lisez cet article. Mais si vous l'aimez, je vous en conjure, stoppez tout! Bon si vous ne l'aimez pas, vous pouvez continuez, techniquement, il y a plus de femmes que d'hommes sur terre, vous en trouverez toujours une nouvelle, pourquoi bouder ce plaisir?
Oui, car le cancer de la gorge est entraîné par un virus, le HPV-16. Des personnes pratiquant le sexe oral auraient 58 fois plus de risques d'attraper le cancer de la gorge. Un fumeur trois fois. (Ce qui fait un ratio de 19 fois plus de risques de choper un cancer d'la gorge pour une ptite pipe que pour une ptite cigarette).
Nous pouvons donc ici-même en tirer une conclusion des plus véridiques. Les scientifiques n'aiment pas la pipe! Ou alors tous ces chercheurs sont bien cons! J'imagine déjà Robert, 34 ans, cancérologue de son état, rentrant chez lui le soir.
-Bonsoir Chéri, tu as fait quoi aujourd'hui au boulot?
- Boarf, pas grand chose, j'ai prouvé que la pipe était cancérigène. Tu viens me faire une petite gâterie?
- Ben, non t'es malade.
Robert, s'est détruit la vie et il a détruit la vie de pas mal de gens. Néanmoins il y a plus important!!
En effet, je pourrais lancer la polémique que je ne veux plus payer la Sécu des personnes faisant abnégation d'elles mêmes pour satisfaire leur compagnon, mais non, je ne suis pas comme ça. En échange, par contre, je vais saisir le tribunal de La Haye contre Mr Sigfredi et tout l'industrie du hard!! La raison? Génocide et incitation à ce dernier. Ca ne se passera pas comme ça! Je vous l'assure!
Pipeur, Pipeuses, vous etes des victimes!
13:30 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Pipe, Sexe, Danger, High Voltage, Génocide
lundi, 14 mai 2007
C'est bien.
Oraison funeste, funèbre et macabre.
Tel un funambule, retournes ta veste
Comme je le fais avec ma plèvre de cadavre.
Hagard, la pluie d'acide tombe placide, décidant de nous ronger les os
Et l'eau ne sauvera pas notre peau irrascible.
Bientôt l'étaut brisera ce qui reste de cerveau frais et lucide,
Trait inflexible, signifiant le non-retour en arrière possible.
Cibles l'espoir du gamin pour le rendre si pénible,
Cribles le désespoir du vieillard face aux leçons non comprises.
L'individ, c'est bien, devenons son culte,
Prêt à culbute en tumulte la voix du sage lâchent un dernier râle brut. En ruth.
Et la pluie d'acide laisse place au déluge,
Cette fois-ci le bateau de Noé est rongé,
Il n'en reste que des vestiges. Vertiges.
Et l'humain, c'est bien, se goinfre sur la vie de ses enfants.
Cannibal vétéran trop fier de lancer une guerre nucléaire,
Toute mâchoire sortie, broyant, brisant, brûlant le décors et son envers.
Ils reçoivent même des décorations avant de décoller, déconner au dessus d'la pollution.
Enfer Paradisiaque?
Paradis infernal.
Si une éclaircissement survient soudain,
Ce n'est qu'une autre bombe qui eest tombée au loin.
Tout d'abord, on ne s'est pas inquiéter,
Ou plutôt, on n'a pas chercher à capter.
Pourquoi les poissons dans les rivières périssaient par milliers
Mais cette ea, c'était aussi la nôtre et le poison ne fait que l'infester, l'infiltrer, l'infecter.
Puis on n'a pas voulu comprendre que les bébés mort-nés, c'était lié.
Et en deux-deux, c'était plié.
De nouvelles maladies sont apparues sans crier gard.
L'Homme, c'est bien, s'est vu tenant l'Univers dans ces mandibules,
Alors qu'il n'était que particule, minuscule, ridicule,
Gâchant la chance qu'on avait placé en lui,
Que les anciens avaient bâtit pour lui,
L'échangeant...
Même pas en fait, il n'a fait que le détruire.
Hypocrite qu'il est, préférant accuser l'autre!
Les Ecolos criaient contre la Génération Nucléaire,
Alors qu'ils roulaient en vieille voiture moteur de l'effet de serre.
Sclérosée.
L'humanité est.
Sclérosée,
Aforce de vouloir s'imposer.
La pluie d'acide s'est finalement arrêtée,
C'est marrant parce qu'il ne restait pas grand chose en fait à ronger,
A plonger dans un état oscillant entre délabrement et déraison.
C'est bien, enfin...
C'est mieux.
19:25 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
samedi, 28 avril 2007
Ca y est!
Ca y est!
Ca y est, c'est tombé!
C'est officiellement officiel!
Le résultat est sans appel, baissez votre froc et préparez vous àvous faire en...cu...ler!
Laissez la vaseline de côté!
Sautez, Sautez, Sautez de joies, vos voeux sont à présent exaucés.
Excusez la crudité cruelle qui s'incruste dans cette déclammmmmmmmation.
Mais la situation l'exigeait?
L'excision de votre dommmmmaine d'action,
Vous l'avez volontiers vendue à vos cardiaques palpitations.
Vindictes silencieuses de la population araisonnée,
Etant donné que la déraison s'infiltre dans les pores purulents de la Planète Terre,
Qui n'a jamais aussi bien portée son nom qu'en ces instants
Où la politique de l'autruche force vos cerveaux à se terrer,
Ou à errer pour des temps terribles et cernés.
Vous l'avez voulu!
Avalez maintenant tout ce foutre qu'ils vous servent!
Avalez jusqu'à ce que votre ventre en vienne à s'évider d'un trop plein de vide.
Victoire! Victoire!
Vacarme provoqué par votre vivisection puisqu'aujourd'hui,
Lorsque l'on parle eugénisme, lorsqu'il parle génétique,
Les Français ne tiltent même pas!
Napoléon des temps modernes,
Abordage caméléon, ne plus être vu en étant en surexposition.
Lobo, Lobo, Lobotomie,
Pour tous les enfants de la Patrie...ieuh.
Le jour de gloire est arrivé.
Arrimé à votre cécité.
En pleine lumière, vous naviguez dans l'obscurité.
La bienpensée est morte! Vive le penser bien!
Mais ne pleurez pas, demain, quand l'apôtre et sa horde
Apporteront le suivi génétique aux gamins, aux gamines,
Et si votre frangin se suicide, c'est que le malin était dans ces gènes...
J'aimes...
15:11 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Santé! Ou l'ironie de la chose...
Un morse isomorphique trônant nonchalament sur sa banquise,
Scrutait l'horizo, abscon, ressemblant à l'Occident et l'Orient.
Il lorgne volontiers sur le monde borgne et barjot,
Et grogne laissant le silence répondre à son écho.
Chaos technique déclare-t-il insatisfait et fantômatique.
Il secoue la tête fantasmagoriquement tel un farfadet ferait
Lors d'une fellation fallacieuse de discours officiels.
Les hommes sont gouvernés par des terminators ternis par le pouvoir d'état.
Et le pire, c'est qu'ils apprécient, soumis, tendant le cul avec leur tubes de vaselines.
C'est parti pour la vasectomie..
Ils se réfugient dans le virtuel, trop proies aux peurs du réel, aux pleurs bien réels des fleurs du mal.
La terrur s'autorise même à affleurer dans leurs esprits éplorés,
Décorés par les images vivantes et les croyances mirages
Projetées dans leur cinéma de cerveaux lobotomisés, atomisés, protonisés par de dirigeantes informations.
Mis au pilori de ceux qui dérangent, minute de rire, de moquerie et de haines pour calmer les tensions qui germeraient dans les esprits les plus contestataires.
Mais peu de craintes à avoir pour le pouvoir,
Les plus virulents ne sont qu'une version édulcolorés de la Ligue Communiste Récolutionnaire,
Le monde est mal il peut crever
Le dernier râle sera fêter au champagne sabré!
Santé!
15:04 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 23 avril 2007
Conversation en provenance de Mars!
Contexte, chers lecteurs et lectrices... vous connaissez la formule maintenant, lectrices surtout. Durant une semaine, soit lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi, j'ai reçu dans ma boîte au lettre pas moins de trois tracts de la dame m'appelant à voter pour elle. Plus de un tous les deux jours. C'est beaucoup, trop, j'avais décidé. Je pris donc ma plus belle plume (enfin clavier) et je lui écrivit :
----- Message d'origine ----
De : Julien Valeriano <julien.valeriano@gmail.com>
À : frederique.loutrel@yahoo.fr
Envoyé le : Dimanche, 22 Avril 2007, 23h13mn 45s
Objet : Question.
J'aurais aimé savoir si inonder ma boîte au lettre de trois de vos tracts en une semaine est une technique que vous considérez comme bonne pour acquérir ma voie. Parce que si tel est le cas, je pense que vous pouvez en mettre encore une vingtaine avant de voir mon subconscient craquer.
De telles pratiques, à part excéder l'électeur à la simple vision de votre visage souriant et lui faire jeter votre tract sans même le lire, sont assez désolantes. Si la politique c'est la surexposition des personnes et non des idées (car j'ose espérer que vos idées sont plus développées que celles que l'on retrouve au dos de ce ô combien merveilleux prospectus), alors vous faites de la politique à merveille. Mais j'ose espérer que l'on ne soit pas tomber aussi bas (encore que si l'on observe le déroulement de l'élection Résidentielle du côté des "grands" partis, on peut se questionner.)
Je vous serais donc gré de ne plus mettre de prospectus dans ma boîte au lettre. Non seulement, ça vous fera économiser du papier (j'attends d'ailleurs les remerciements des forêts pour mon acte hautement concerné), mais en plus, ça m'évitera de vous réécrire!
Cordialement, Julien Valeriano.
P.S.: Pour vous simplifier la tâche, je vous indique mon adresse, 15 rue Ste Elisabeth.
P.P.S.: Votre société écologique de modération, vous comptez l'appliquer à vos tracts aussi?
Sa réponse fut tout simplement sublime. Je ne pouvais rêver plus belle compréhension. Plus d'écoutes, d'implications, d'attention.
Frédérique LOUTREL
Et je ne l'invente pas.
Bon certesn vous pourrez me rétorquer qu'au moins il y a réponse. Mais bon...
Lecteurs, Lectrices, ce sera tout pour aujourd'hui!
P.S.: Il faut préciser que son superbe tract faisait vertu de la modération pour régler les problèmes écologiques...
P.P.S.: J'ai un élément de réponse à sa non-réponse. Ce sont les P.S. qu'elle n'a pas aimé. Cette théorie tout à fait caustique mais néanmoins acceptables, je vais la confirmer la prochaine fois, lorsque j'aurais écrit au P.S. et je mettrais à la place du banal P.S. pour post-scriptum, un U.M.P.!
09:21 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Non-réponse, UMP
dimanche, 22 avril 2007
Nébuleuse.
Nébuleuse mystérieuse à l'errant divagant.
Tout cet éparpillement partout, tout fou,
Qui converge vers un centre obscur. Tout noir.
Des reflets de vie qui pétillent vers l'horizon.
Bleu lumineux, ténébreux.
Intenses éclairs traversent l'espace-temps.
Du moment. De l'instant.
Finalement, ce micro-cosmos correspond à un univers particulier.
A un véritable petit tonerre d'intensité.
21:37 Publié dans Essais... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 21 avril 2007
Question.
Dit, Nicolas, c'est quoi l'Identité Nationale?
00:18 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Racisme, Sarkozy
vendredi, 20 avril 2007
Petit Nicolas
A deux jours de l'élection du despote,
Je suis encore assez utopiste pour changer votre vote.
Attitude idiote.
Il paraît que les suicidaires ne sont que le résultat d'une tare génétique.
Tu tiendras le même discours face à toutes ces familles qui pleurs leur petit, leur mari, leur chérie?
Il parait que tout est écrit, suffit de se pencher dans leur ADN.
Discours de haine!
Je lis ton code génétique et ça fait TIC TIC TIC dans ma tête.
Suis-je bête.
Manipulation des médias, TF1 n'en parle même pas!
Et pourtant, toutes ces personnes méritent-elles l'affront que tu fais résonner?
Petit Nicolas deviendra Nab, Nab, Naboléon, mélangé, mixer, avec une touche d'eugénisme despotique!
TIC TIC TIC.
Petit Nicolas, tu souilles de tes Pa, Pa, Paroles la mémoire de ces morts,
Qui n'ont pour tort,
Qu'un appel à l'aide non réceptionné.
Applaudissement pour ton esprit déraisonné!
CLAP CLAP CLAP.
Et pendant ce temps, les gens se pressent en étant fier de voter pour toi.
Tu leur diras aussi, quand il faudra faire un test génétique aux gamins,
Sous prétexte frénétique, qu'ils hébergent l'âme du Malin?
Tu leur diras aussi qu'un délinquant, on le mate à trois ans?
Tu leur diras aussi qu'un gamin perdu, il mérite la prison, pas plus?
Petit Nicolas, tu m'écoeures de tes actes, de tes gestes, de ton regard,
Dans lequel raisonne la déraison de l'histoire
Petit Nicolas, j'espère que les gens prendront conscience...
Il reste 2 jours, puis-je croire à ma chance?
19:05 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Eugénisme, Sarkozy!
mardi, 17 avril 2007
Le Mal rôde!
On est à 5 jours du premier tour... Des culottes se mouillent et des érections s'entraperçoient (coucou au petit Nicolas!).
Mais surtout depuis une semaine ou deux, on entend un même refrain tonner, scander, chanter dans tous les prés et toutes les cités! Quel est-t-il?
... (Un peu de suspens, c'est vendeur. Notez que je ne vous fais pas le coup de la pub, étant donné que personne n'est prêt à payer pour poser une affiche sur cet espace numérique!)
... Bref resuspens...
Et finalement, c'est le Vote Utile! Cotillons, Champomy (restriction budgétaire oblige!). Bienvenue en démocratie Française! On faisait le pain comme personne, le fromage et le vin comme personne, on fait donc la Démocratie... comme tout le monde! A savoir de la non-démocratie! Youpiii!
Bon, déjà, dans l'esprit du Français Moyen (l'UMP, elle est pour vous celle-là, le PS, j'en parle même pas!), la politique c'est droite et... gauche. Avec différents degrés de droite et de gauche, bien entendu, on est pas tout noir ou tout blanc... Mais bon, on reste dans le binaire, le sectaire, bref, dans le limité. Il est impossible que la droite s'entende avec la gauche, c'est un peu comme chien et chat, vous voyez! Et le premier qui me détruit ma chronique en me disant que son chien et son chat s'entende, je l'envoie dans un meeting de Schivardi!
Bref, donc, déjà, on est mal barré! Et comme chaque Election Résidentielle, on nous le ressort! Il rôde dans l'ombre attendant le bon moment pour sortir, surgir de la où il était tapi! Et paf, dans ta gueule alors que tu ne t'y attendais même pas! Ou presque pas. Bon, si on s'y attendait quand même! N'empêche. Il faut voter utile! A savoir, fini le vote centriste (désolé François, mais fallait être un poil plus clair, limite émerger avant. Là, ça fait un poil opportuniste, même si comme beaucoup j'y ai cru...), fini le vote contestataire de l'extrême gauche révolutionnaire (ahaha Besancenot, révolutionnaire, elle est bonne celle-là!), fini le vote écolo, encore que celui-ci n'a jamais réellement commencé... Faudrait se remettre en question Mme Voynet, non?
Bref, en un mot, comme en cent, très chers (é)lecteurs et (é)lectrices, (é)lectrices surtout en fait, il faut voter Ségolène Royal si on ne veut pas voir le nabot passer! Mais oui! J'suis con! C'est ça la démocratie, choisir de voter pour celui qu'on a choisi pour vous! Hé, fallait y penser quand même! Les idées, on s'en tape, toi, (é)lecteurs, t'as des idées? T'as fait l'ENA ou Science Po pour en avoir? Qui t'as permis? Tu n'as rien compris à la démocratie toi!
Le vote utile, ou la plus belle invention pour... envoyer Le Pen au deuxième tour! Rappelez-vous 2002... Ca y est, vous l'avez en tête. Maintenant, transposez tout ça en 2007. Biiingo, vous sentez pas le second tour Le Pen-Sarko? Ce serait délicieux, non? Vive le vote Utile! Le vote utile, c'est bon, mangez-en!
Merci, ce sera tout pour aujourd'hui.
14:22 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, Inutilité, 2002


